Dans le vallon d'Ispagnac et de Quézac , à la confluence du calcaire , du schiste et du granit , l'eau est abondante même si elle subit de sévères étiages l'été.
Le granit et le schiste , sauf par fortes neiges d'hiver sur le Mont Lozère , le Bougès et l'Aigoual , n'apportent que des débits modérés au Tarn jusqu'à l'entrée de la Commune d'Ispagnac.
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Mais le Bramont , qui naît à 1300m au pied du Lozère , reçoit heureusement les eaux du plateau calcaire du causse des Bondons ; malgré sa séparation - en fin du plateau - entre la vallée du Lot et celle du Tarn il abonde précieusement le Tarn à l'altitude 550 m de la confluence au Cantonnet ; ainsi par fort étiage ( aôut 2003 ) on enregistre de l'ordre d'1m3/s à la hauteur du moulin du Tarn.
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Ensuite , la source de Molines qui la première draine les eaux d'une partie du causse calcaire de Sauveterre apporte sa contribution appréciable ; plus aval , les calcaires de ce causse et du Méjean délivrent eux aussi par les résurgences leurs compléments conséquents ; ainsi , de l'ordre de 4m3/s sont enregistrés au Pas du Souci ( même référence).
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Le climat et le régime hydrogéologique relativement privilégiés du vallon lui ont permis de développer des activités agricoles diversifiées et de porter ainsi le label de " jardin de la Lozère ".
Les hameaux des causses Méjean et Sauveterre , alimentés jusqu'à très récemment que par les eaux de pluie , n'ont pu recevoir que des activités agricoles limitées et essentiellement basées sur l'élevage des brebis.
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Les anciens des communes d'Ispagnac et de Quézac ont su utiliser l'eau pour leurs besoins domestiques , agricoles et pastoraux avec intelligence et précaution :
- captage des sources dont certaines au pied des plateaux calcaires sont très abondantes ; c'est le cas celle du Vizoir ( plateau de Chaumette ) qui alimente aujourd'hui l'usine d'embouteillage de l'eau minérale de Quézac et une partie d'Ispagnac et de celle des Verts ( plateau du Single ) qui alimente Quézac.
- transfert de ces eaux par des dispositifs ingénieux vers les fontaines publiques que l'on peut voir encore dans les deux communes.
- creusement de puits publics ou privés principalement à proximité du Tarn mais aussi sur le Causse de Sauveterre comme à Paros et aux Chairouses.
- transfert par béals des eaux du Bramont et de ses affluents vers les cultures ; en 1899 on relève que 380 ha de prairies et 10 ha de cultures sont irriguées ( référence archives départementales).
- exploitation des dolines sur les Causses pour abreuver les troupeaux de brebis.
- construction de réservoirs dans les habitations des hameaux des Causses pour retenir les eaux de pluies.
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Chacune de ces domestications de l'eau mériterait un développement particulier ; mais nous avons choisi de vous parler d'une domestication plus artisanale , celle des moulins à eau du vallon , entre 1850 et 1900 , nécessaires pour la transformation des récoltes d'une population qui vivait beaucoup en autarcie.
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